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RDC Pas de politique appropriée contre le paludisme en RD Congo22/07/2010: A chaque jour, le nombre des paludéens accroît en RD Congo. Les causes sont légions. Indifférent, le gouvernement est appelé à multiplier des stratégies efficaces de lutte contre le paludisme, cette endémie qui tue plus que le Sida. A l'heure actuelle, la distribution des moustiquaires imprégnées s'impose comme le moyen rapide et efficace de faire reculer le taux des victimes de cette maladie tropicale. Les efforts que fournissent l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le ministère de la Santé publique dans la lutte contre le paludisme sont moindres et les Congolais ne sont pas toujours mis à l'abri de cette maladie transmise par le moustique anophèle. Selon un rapport du Programme des Nations unies (PNUD) réalisé en 2008, plus de 10 personnes meurent du paludisme en RD Congo. Le même rapport renseigne que les enfants (moins de 5 ans) et les femmes enceintes sont vulnérables à cette maladie dont le traitement de qualité n'est pas accessible à toutes les bourses de la société congolaise. Par manque des moyens, nombre de patients recourent aux traitements tradi-modernes avec le Kongo bololo, ngadiadia et autres produits traditionnels. ''Ce qui étonne est que la RD Congo est compté parmi les pays producteurs du quinquennat, plante à base de laquelle on fabrique les produits antipaludéens'', a déclaré un des indigents à l'Hôpital général de référence de Kinshasa, ex Mama-Yemo. Un autre problème est qu'il y a des traitements traditionnels contre le paludisme avec des conséquences néfastes. ''Les moustiquaires remises par le ministère de la Santé ont vieilli et bon nombre de gens les avaient mal utilisées. Le gouvernement doit voir dans quelle mesure faudra-t-il relancer la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées'',a ajouté le même patient. Un autre moyen reste aussi l'assainissement des milieux. A Kinshasa par exemple, le gouvernorat provincial est appelé à renforcer la campagne de salubrité lancé il y a deux mois. Le gouvernement Kimbuta a intérêt à développer une politique de gestion des déchets et autres ordures ménagères. ''Il est nécessaire que la campagne de salubrité soit accompagnée de celle de sensibilisation de la population pour des résultats escomptés'', a soutenu un fonctionnaire de l'Hôtel de ville de Kinshasa sous couvert d'anonymat. Se nourrissant du sang, les moustiques se multiplient aussi rapidement que possible sur des flaques d'eau stagnantes et cet insecte aime se cacher dans le noir. Le congolais est régulièrement exposé d'une manière ou d'une outre à la dite maladie par manque d'une politique appropriée de lutte contre cette maladie. Que fait alors le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) avec les fonds qu'il gère ? La question est sur toutes les lèvres de la population kinoise qui attend des réactions concrètes du gouvernement. Aimerance Kalunga |
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