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Editorial Ndombolo et prostitution pour saluer les résultats des Examens d'Etat22/07/2010: Deux semaines seulement après le déroulement des épreuves des examens d'Etat (du 21 au 24 Juin 2010), la Place de la Victoire, dans la commune de Kalamu est en état d'ébullition chaque soir depuis lundi 12 juin, date du début de la proclamation de ces épreuves. Ces résultats sont mis à la disposition des candidats au fur et à mesure et par province, indique-t-on des sources proches du ministère. C'est Kinshasa qui dispose déjà de certains de ses résultats, notamment pour la section littéraire option Latin-Philosophie et Mathématiques-Physique. Et déjà, les meilleurs lauréats sont connus et les écoles conventionnées catholiques ont arrachées, cette édition encore, la palme des meilleurs résultats. En plus, la majorité des lauréats sont issus de ces écoles. Découvrez ces meilleurs lauréats dans notre encadré. Ndombolo, insouciance et prostitution A la Place Victoire, le spectacle est tout simplement indigeste. Des élèves qui auraient réussi aux examens d'Etat, cheveux au vent, blanchis avec de la poudre, prennent des voitures en location et organisent, perchés aux portières de ces voitures, produisent des démonstrations périlleuses, malgré l'interdiction faite à ce sujet. Brouhaha, cris de joie, sifflets et vuvuzelas, tout est mis en place pour réellement déranger. Et les conséquences n’ont pas attendu. On compte déjà 3 morts parmi les lauréats, tués dans des accidents de circulation, un à Ngaba mercredi 14 et deux à Lemba jeudi 15 juillet. ''Comme s'ils ne s'attendaient pas à ces résultats'', s’est exclamé un observateur. En plus, la bière, bue à grand goulot, coule à flot et certains élèves n'hésitent pas à s'embrasser entre petits amis en public. Les bars alentours ne désemplissent plus. Un hôtelier affirme même que c'est en pareille période qu'il voit son chiffre d'affaire bondir. Savoir écrire son propre nom Malgré la rapidité avec laquelle les résultats ont été publiés, des doutes persistent encore sur le niveau des élèves à qui on vient d'ouvrir la porte des études supérieurs ou de l'emploi. En effet, sans réellement exagérer, nombre d'entre eux ne savent même pas ''écrire leur propre nom'', au propre comme au figuré. Parmi ces finalistes du littéraire qui vont embrasser le journalisme par exemple, on ne peut s'attendre au finish qu'à un pourcentage très réduit de professionnel. Le constat est amer dans les rédactions et la presse aujourd'hui connaît sa descente aux enfers. Si dans la presse écrite, la catastrophe est couverte par des séniors, à la télévision (une cinquantaine de chaines dans la seule ville de Kinshasa), c'est l'amateurisme le plus abject, la honte, résultat d'un produit que l'école de journalisme livre sur le marché. Emmanuel Makila
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