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KONGO CENTRAL, LES LEÇONS D'UNE DESTITUTION.
Écrit par Berger Media - Publié le 05/12/2019
  

 

Depuis le sinistre nuit du 25 Aout 2019, la vie socio-politique au Kongo Central patauge dans les eaux boueuses de l’immoralité sexuelle et publique, de la corruption et de l’impunité. Comme de nos républiques bananières, « c’est la loi du plus fort ; et la justice, celle des vainqueurs, des forts et des puissants ».

Il a fallu cent jours top chrono bien comptés pour que le Président voyageur qui voltige aux quatre coins de la planète sans désemparer, confronté pour la première fois au dédale des réalités de la gestion de la chose publique finisse par trancher, et de la pire des manières, foulant aux pieds le transcrit inviolable des valeurs morales caractéristiques du peuple du Kongo Central.

 

Pour y parvenir, le garant du bon fonctionnement des institutions de la République s’est assuré les services d’un vieux briscard ratatiné « qui ne l’accompagne mais lui accompagne » selon les termes de ce dernier sur TV5 Monde, jadis proche du respectable Pater, le Sphinx de Limete connu pour son attachement aux valeurs éthiques, aujourd’hui VPM près du fils mais qui fut jadis expurgé de l’entourage du « Vieux » pour roublardise et trahison, aux dires de ceux qui le connaissent. Mais le criminel revient toujours sur le lieu du crime, dit-on.

 

C’est le prototype tout craché de cette race des vipères et autres nègres de service prêts à toutes les basses besognes pour du fric et pour du froc, pour qui la lutte politique n’a de sens qu’à condition de vous propulser au strapontin de la jouissance, du profit et du lucre.

Peu importe ce qu’en tire ou ce qu’en pense « le peuple d’abord », le cadet de leurs soucis, souverain primaire que l’on peut distraire par le pain-encore que- et divertir par le jeu, selon le principe latin « du pain et des jeux », « panem et circences » !

 

Après le lugubre message phonique du rétablissement du « commanditaire » de la saga dite « MIMIGATE » par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, les masques tombent enfin, dévoilant la horde d’acteurs, tels des sorciers tapis jusqu’ici dans l’ombre qui donnent de la voix pour un soutien indéfectible à des criminels à col blanc, censés subir, dans un Etat de droit, une cure de rééducation dans un centre pénitentiaire approprié. Or, plus forts que le sexe et l’argent, tu meurs !

 

Acteurs en présence…

 

1.-L’histoire de cette sextape aura eu l’avantage de dévoiler la personnalité perverse d’un des pseudo leaders d’une de plus grandes confessions religieuses du Congo démocratique. Tenez !

 

Du nom de son patronyme et ascendant Simon Kimbangu, le prophète Kiangani de la très sainte trinité tropicale venait de battre l’une de ses dernières cartes allant plaider jusqu’ « à Canossa » la cause honteuse, hideuse et apparente du gouverneur déchu, mais en réalité, celle de sa très fidèle servante et madeleine MIMI MUYITA ANKIETA dont les charmes "envoûtants" ne peuvent laisser indifférents, prêtres, prophètes, ou Représentants légaux.

 

N’est-ce pas que déjà au soir du scandale, le très Saint-Père de l’Eglise Kimbanguiste et Chef Spirituel, Humain et Charnel avait tôt fait de plaider auprès du gouverneur « commanditaire » afin que celui-ci fasse tout ce qui était en son pouvoir pour extirper, défendre, couvrir, protéger et aider l’Assistante du gouverneur », « sa » très recommandée et faire qu’elle ne soit l’objet d’aucune poursuite ?

La suite, on la connaît. Elle sera exfiltrée des griffes du Procureur, bénéficiera des facilités pour sa cavale dorée, le Chef de l’Etat lui-même en personne, y compris de toute évidence son épouse Denise Nyakeru s’impliquant pour l’arrêt des poursuites à son encontre, au point de lui assurer une extradition salvatrice au terme, selon des sources fiables, des conciliabules au plus haut sommet avec l’Ambassadeur du Canada en RDC.

Preuve que la championne toutes catégories MA MIMI MUYITA ANKIETA n’est pas une inconnue dans l’histoire du passé du couple présidentiel. Mon œil ! Soit.

 

Mais quelle mouche a donc piqué le Chef Spirituel Kimbanguiste au point d’emprunter la route du Palais Présidentiel en toute hâte, de ramper et de s’agenouiller aux pieds du Chef de l’Etat aux fins d’obtenir, comme dans une pièce montée et jouée d’avance, le retour aux affaires d’un homme pourtant enclin à la nécromancie-maboko morgue-,aux sacrifices rituels de sang et dont les conseillers aux premières loges ne sont autres que des féticheurs patentés d'ici et d'ailleurs?

Quel pacte peut donc être à la base des liens si étroits entre le Chef Spirituel,le Chef de l’Etat et le natif de Mbanza-ngungu ici appelé « Simbi kia Ngungu » ?

Serait-ce la bonne gouvernance, le sang versé en sacrifice pour la conservation du pouvoir, le sexe de MA MIMI ?

Sexe tout aussi brandi dans une sextape inédite que d’internautes n’ont pas encore eu la chance ou le malheur de visionner en live, pour lequel la sorcière sans foi ni loi prétexte viol et violence…

 

2.-Il est de notoriété publique que le gouverneur commanditaire, vomi par la population pour des actes d’infamie, est un ancien adepte de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo. Qu' il bénéficie pour cela de l’appui de son gourou ne saurait surprendre.

Ce qui est étonnant, c’est que sa réhabilitation intervienne concomitamment au lendemain de l’entrée triomphale de cet illuminé connu pour ses inepties et ses discours enflammés.

Notamment la chasse aux non-originaires, rwandais, luba-Kasaï, swahili, la partition du Congo en deux royaumes distincts dont il serait le Roi autoproclamé à l’Ouest, les appels aux meurtres, particulièrement à l’endroit de son ex-compagnon et fils spirituel, l’honorable député national Papy Mantezolo qu’il veut voir lynché et tué pour qui le trouve sans autre forme de procès…

 

D’où cette autre question lancinante : Quel est le point d’intersection entre le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Simon Kimbangu Kiangani, Atou Matubuana Nkuluki et Ne Muanda Nsemi ?

Devons-nous croire que MIMI MUYITA ANKIETA est au cœur d’un deal secret qui n’a pas encore livré tous ses secrets, dont le Metteur en scène, comme affirmé il y a peu serait Maître Azarias Ruberwa Manyiwa ?

 

Au demeurant, l'on est en droit de se poser des questions lorsque l’on voit « l’activiste de l’UDPS » qu'est Maître Georges Kapiamba de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ACAJ en sigle se mêler subitement de l’affaire, resté jusqu’ici aphone, saluer avec emphase la décision du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde « bien que tardive »(sic), arguant, loin des dossiers sur les Quinze Millions USD ou les Kamwina Nsapu … que « la suspension du gouverneur n’avait aucune base légale »(sic),sauf sans nul doute sa réhabilitation.

 

Tandis que Maître Peter Kazadi de l'UDPS d'affirmer que « son » Vice Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde serait resté « légaliste »(sic),la faute incombant selon lui, « à la majorité de députés provinciaux du Congo central »(sic).

 

Pour ceux qui ne le savent pas, Peter Kazadi est ce député provincial de la Ville-province de Kinshasa, du lot des douze élus de l' UDPS qui ont tous vendu leur âme à l'argent, comme le VPM ici vanté, au point que la famille politique du Chef de l’Etat n’aligne aucun sénateur kinois issu de ses rangs !

 

Ont-ils jamais visionné la vidéo où l’on voit MA MIMI et le Vice-gouverneur entrelacés en train d’avoir des rapports sexuels, filmés en live par des personnes payées et envoyées par le gouverneur, le commanditaire ?

Plaise au ciel qu'il s'en trouve un qui soit capable de leur en transmettre copie et éclairer davantage leur religion.

 

Ajouter à ce bal des chauves, l'entrée en scène d'un homme des médias réputé jusqu'ici professionnel, Christian Lusakueno et sa radio Top Congo est la preuve qu'il n'y a pas que des « politicailleurs » au Congo à avoir vendu leur penchant humaniste au diable. Curieux qu'ils en arrivent à baisser la dentelle si bas! Soit.

Mais c'est souvent dans le secret des caniveaux que des charognards consomment pudiquement, comme du caviar, leurs dernières proies.

Gilbert Kankonde qui trône magistralement à la tête d'une bande des malfaisants sait sans doute où trouver des âmes soeurs pour manipulations, trivialités et basses besognes. Qui se ressemblent, s'assemblent.

 

Sauf qu'à ce dernier des dinosaures,Dieu a fait grâce en le privant de la maîtrise des textes légaux et réglementaires,l'homme réputé plutôt enclin à des drafts pré-scannés,tantôt signés,tantôt similés,la bouche bien pleine.

Par tels quidams restés longtemps en marge du sérail et qui apprennent à coups d'essais et d'erreurs, la patrie fait un passage à vide,et la sécurité intérieure de l'État,soumise à rude épreuve.

 

Heureusement qu’à contrario de ces chantres de l’immoralité publique, s’élève la voix de Maître Jean-Claude Katende qui estime que « Kankonde a mal fait »,affirmant être « pour une fois d’accord avec le FCC ».

 

3.-Là où la province et le pays trouvent à redire, les partisans de l’UDPS ne voient ni opprobre, ni quelconque faute, allant jusqu’à innocenter le commanditaire dont la générosité intarissable sous la forme de « rétro-commissions » à leur endroit ne fait l’ombre d’aucun doute.

Le protégé commanditaire de Gilbert Kankonde-Félix Tshisekedi-Simon Kimbangu Kiangani-Ne Muanda Nsemi a définitivement fait son choix,tournant le dos, comme l’AFDC de Modeste Bahati lukwebo au Front Commun pour le Congo.Il ne fait plus partie du PPRD dont il fut jadis le Secrétaire Exécutif Provincial.

Atou Matubuana Nkuluki n'est plus prétendûment d'obédience des "Indépendants", mais désormais du « CACH » avec l’UDPS de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et l’UNC de Vital Kamerhe.

 

Une transhumance qui, loin d’énerver les dispositions pertinentes de la Constitution et de la Loi Electorale, ferait désormais les choux gras de la famille politique à laquelle appartient le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo jusqu'ici minoritaire dans les institutions provinciales,et qui peut ainsi compter sur le tiroir-caisse de « Maboko-banque » pour les enjeux d'aujourd'hui et ceux de 2023 .

 

Voilà pourquoi le commanditaire remis en selle ne s’est pas gêné de remercier à haute et intelligible voix le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo devenu désormais l’Autorité Morale de qui il répond,défiant en face,tous les conclavistes du FCC retranchés à Mbuela Lodge à Kisantu, alors qu’on y a vu la veille, ladite Autorité Morale s’y afficher publiquement aux côtés du gouverneur ad intérim,autorisé par l'Assemblée Provinciale à remanier l’équipe gouvernementale .

Un véritable camouflet de Monsieur Atou Matubuana Nkuluki à ceux qui l’ont façonné.

 

Traîtrise et hypocrisie…

 

4.-Mais tout ceci arrive,croient des analystes,par l’hypocrisie qui caractérise l’ensemble de la classe politique.

Il ne saurait en être autrement lorsqu’on sait que le gouverneur réhabilité unilatéralement par le VPM Gilbert Kankonde est en instance de convoler en justes noces pour notamment se venger du conducteur d'engins de la Monusco avec l’une des sœurs de l’ex-première dame qui ne saurait voir un beau-frère en puissance, subir une quelconque humiliation, dans ce qui est devenue « sa » province, au propre et au figuré !

 

Appuyée dans cette ligne par un opérateur politico-économique tout aussi proche de l’ex-première dame,Sieur Landos,devenu incontournable dans cette République bananière privatisée,faiseur des Rois devant l’Eternel, pour qui menu fretin deviendra grand,pourvu que Dieu "Fretin" lui prête vie !

 

Comme on le voit,le migrant politique au gré des vagues de la transhumance politique qu’est l'actuel gouverneur,jadis actif à Bundu dia Kongo, passé du MSR,ARC,PPRD aujourd'hui à l'UDPS-UNC, bénéficierait de la complicité de caïmans politiques de tous bords et à tous les niveaux qui croient qu'ils ne peuvent survivre qu’avec lui à la tête de la province,peu importe ses bévues,ses frasques ou et ses détournements car c’est à eux seuls qu’il a à rendre compte.

 

5.-Mais il y a plus.

 

Si Sieur Atou Matubuana Nkuluki a fait de la tête et s’ est activé contre la volonté de tout un peuple indigné,c’est aussi parce qu’au sein de son ancienne famille politique le PPRD,se trouvent de non moins distingués hauts cadres,corruptibles à souhait qui continuaient de bénéficier de ses larges libéralités.

Au rang desquels, le Secrétaire Permanent et beaucoup de ses adjoints, le trivial Mobilisateur en chef Dunia Kilanga dont une ligne de crédit en sa faveur n’a jamais tari...liste non exhaustive en dépit des communiqués alambiqués faits pour amuser la galerie.

 

En sus,le fait que des députés provinciaux du FCC pourtant majoritaires au sein de l’Assemblée Provinciale aient choisi,comme Atou devenu leur Autorité Morale,de renier leur appartenance à cette famille politique « en fait »,demeurait le plus grand obstacle au bon fonctionnement des deux institutions provinciales au Kongo Central.

Car pour tous ces électrons libres,plus rien ne les contraignait d'obéir au diktat de Néhémie Mwilanya Wilondja et autres bonzes du FCC.

 

Sauf erreur,le dindon de la farce,c’est Joseph Kabila que l’on prend ici pour un tigre en carton que plus personne ne craint ni ne respecte,tant chien qui aboie ne mord point.

 

C’est donc cette hypocrisie crasse et cette faiblesse traîtresse du FCC qui a fait la force de l’olibrius, nombreux d’entre les partisans de China Rambo lui ayant déjà tourné longtemps le dos, en dépit des vivats nullement sincères, attendant sous cape l’occasion tant rêvée de faire allégeance à Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo,si ce n’est déjà fait.

 Qu'à cela ne tienne, l’animal politique, tel un serpent ne meurt jamais pour de bon.

 

Le retour à la Zorro de Sieur Atou Matubuana Nkuluki n'aura été que de courte durée.

Ce qui s'est déroulé à l'Assemblée Provinciale du Kongo Central, l'homme prétendument "tout-puissant" battu à plate couture par ses pairs réarmés moralement, en est une parfaite illustration. On ne gouverne jamais par défi.

Il avait sans doute gagné une bataille, mais pas la guerre. Lorsqu’on se croit le plus fort, c’est peut-être à ce moment qu’on est le plus faible.

Tant ni le sexe, ni l’argent n’ont jamais eu le dernier mot dans l'histoire politique des nations.

Pourvu que d'autres en tirent désormais une leçon pour l'avenir.

Eugène Ngimbi Mabedo

 

Article publié et mis en ligne par berger-media.info
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