Le Fonds monétaire international a renouvelé son soutien financier à la République démocratique du Congo. Le conseil d'administration de l'institution a validé vendredi 26 juin de nouveaux décaissements, après avoir conclu deux revues de ses programmes d'aide à Kinshasa. Si le FMI salue une économie résiliente, portée par le secteur minier, l'institution pointe plusieurs sujets de vigilance.
Le Fonds monétaire international a renouvelé son soutien financier à la République démocratique du Congo. Le conseil d'administration de l'institution a validé vendredi 26 juin de nouveaux décaissements, après avoir conclu deux revues de ses programmes d'aide à Kinshasa. Si le FMI salue une économie résiliente, portée par le secteur minier, l'institution pointe plusieurs sujets de vigilance.
Le verdict du conseil d'administration est globalement positif sur le plan financier. Le Fonds débloque environ 348,5 millions de dollars supplémentaires pour la RDC. Cela fait monter le total des décaissements à plus d'un milliard de dollars depuis le lancement des deux programmes, approuvés le 15 janvier 2025.
L'institution pointe cependant la situation dans l'est du pays qui reste volatile. Le Fonds évoque aussi une situation humanitaire critique. À cela s'ajoutent, toujours selon le FMI, l'épidémie d'Ebola en cours et des tensions politiques internes croissantes.
Sur le plan des finances publiques, le FMI signale deux écarts par rapport aux objectifs fixés à fin décembre. D'abord, le gouvernement a dépensé plus que prévu, notamment à cause des dépenses de sécurité liées au conflit dans l'est du pays. Puis la Banque centrale a changé sa méthode de fixation du taux de change avec le Trésor public, ce qui s'écarte aussi des engagements pris.
Le Fonds demande enfin à Kinshasa d'avancer plus vite sur la lutte contre la corruption et le blanchiment d'argent. La RDC reste sur la liste grise du Gafi, l'organisme mondial qui surveille les pays jugés insuffisamment vigilants face au blanchiment et au financement du terrorisme.
Mi-juin, le Gafi a estimé que Kinshasa avait substantiellement rempli son plan d'action, mais une visite sur place doit encore confirmer la mise en œuvre des réformes avant toute sortie de la liste.@rfi












